Les recettes de Simone

Quelques unes des pratiques de l’atelier.

Mains jaunes

mains-jaunespapillonTrop vite, j’ai mis les mains dans le bac d’ acide, pour retirer mes plaques de cuivre qui trempaient, depuis un moment..
Mes mains sont devenues jaunes !
Le lendemain, j’effectue différents essais de toutes sortes de produits pour enlever les taches… en vain.

Enfin pour retrouver la couleur naturelle de mes mains, une  seule recette : un bon lavage à l’eau de javel !

 

Du sel dans les feuillages

gravure au sel 1gravure au sel 2gravure au sel 3

Pour obtenir cet effet, j’ai utilisé la technique de « gravure au sel ».
Aussitôt passé le vernis sur la plaque, on saupoudre les endroits choisis avec du sel, ici du gros sel.
Là où s’est posé un grain de sel, le vernis se rétracte.
Lorsque le vernis est bien sec, on passe la plaque sous l’eau pour faire fondre le sel qui a « absorbé » le vernis.
On fait mordre la plaque dans l’acide. Après vérification avec une épreuve d’état, on recommence l’opération si on veut obtenir une plus grande densité de matière.
En faisant varier les temps de morsures, on obtient des dégradés dans le feuillage.

Peau de lapin au micro-onde

La technique du papier chine peut demander plusieurs essais car les colles utilisées dégoulinent et bavent sous la presse. La colle de peau de lapin offre quelques avantages. Elle se prépare facilement. Elle se nettoie à l’eau et ne laisse pas de trace.
Elle n’abime pas le papier quel qu’il soit.
On trouve sur Internet des recettes de préparation complexes avec casseroles et moult ustensiles, aux proportions variées car le plus souvent elle est  utilisée en ébénisterie sous une forme plus épaisse.

Voici la mienne, dans un pot de confiture vide :
– une cuillère à soupe rase de peau de lapin lyophiliséepeau-de-lapin
– trois ou quatre cuillères à soupe d’eau
– attendre deux heures
– passer quinze secondes au micro-onde
-la colle prend alors un aspect liquide, un peu épais
– appliquer la colle chaude sur le papier à encoller

NE PAS GARDER PLUS DE 48 HEURES
en fermant bien le couvercle, gare aux odeurs.

 

Brosse à dent contre tarlatane

Certains encrent leur plaques avec de vieilles brosses à dent d’occasion et les essuient ensuite au papier recyclé. D’autres utilisent des poupées de tarlatane et de coton et les essuient à la tarlatane noire puis blanche et enfin au papier de soie. Quel est le procédé le plus économique ? Le résultat à l’impression est-il différent ?

Certes, la matière première « brosse à dent »  n’est pas chère mais  cette méthode n’ use-t-elle pas plus d’encre que la traditionnelle tarlatane ?

D’un autre coté les tenants de la brosse à dent avec un essuyage au papier  pensent que les gravures sont moins bouchées avec ce procédé.

Une expérimentation scientifique serait-elle nécessaire pour départager les deux camps ?